Quelques pensées sur les enseignements posthumes du Maitre Fondateur NGUYEN Loc

Posted: Tháng Bảy 13, 2013 in Francais

Mes larmes se sont taries, mes rires ont cessé à cause de la vie,

Mais j’ai retrouvé l’âme purifiée et généreuse de l’HOMME VRAIMENT HOMME,

Et j’ai pu surmonter et dépasser les ténèbres, les péchés de l’HOMME NULLEMENT HOMME,

De toutes ces souffrances qui anéantissent l’âme et écrasent le corps qu’il a semées en moi,

J’ai pu cueillir les fleurs les plus belles, celles de l’AMOUR et du PARDON illimités…

NGUYEN Loc

Quelques pensées sur les enseignements posthumes

du Maitre Fondateur NGUYEN Loc

 DiHuanST-FR

1. Dans la famille Vovinam, les membres pratiquent non seulement la discipline de l’art martial mais participent aussi aux  journées d’échanges et d’études sur le VVN. Selon les aînés du VVN, le Maître-Fondateur (MF) NGUYEN Loc aime beaucoup les lettres et les arts et fréquente le monde des artistes. Il excelle en claquettes (en français dans le texte) (1). Depuis le début de sa maladie (fin 1957) jusqu’au dernier moment de sa vie en 1960, il pratique couramment la peinture à l’eau sur le couvercle des jarres et continue à créer le VVN à travers ses écrits.

A côté de ses confidences à quelques-uns de ses élèves au très haut  niveau technique, sur la voie de développement de la discipline, il donne des explications et confie ses écrits sur la technique et l’esprit du VVN à certains de ses amis proches, lettrés et artistes, en vue de faire connaître le VVN. Bien des personnes ont voulu diffuser largement ces écrits mais MF, ordonna de les brûler tous, ne voulant pas que ses disciples prennent ses écrits pour des ‘modèles infaillibles'(2), risquant ainsi, selon lui, de bloquer l’esprit de création chez les générations futures contrairement au but du VVN  qui est de créer et de se renouveler soi-même perpétuellement.

Un maître aîné insiste ainsi: ‘Le MF encourage ses disciples à faire des études de façon permanente pour leur culture générale, pour acquérir un niveau de connaissances élevé, pour embellir leur métier. Mais cette conception du ‘lettré ou guerrier accompli’ du MF ne correspond pas à une exigence envers le disciple d’avoir un niveau universitaire élevé. ‘Lettré’ dans la conception ‘lettré ou guerrier accompli’ du MF, désigne l’ensemble des lettres et des arts dont la prose, la poésie, la musique, le théâtre, la peinture…d’une manière générale et ne consiste pas uniquement en un niveau d’études élevé. D’une part, ceci vise à abattre le préjugé ‘honorer le lettré et mépriser le guerrier’ de la tradition séculaire; d’autre part, il adoucit et affine l’esprit de dureté et de lourdeur du pratiquant d’art martial, supprimant les moqueries sur «les épaules gonflées et les gros biceps» visant les ouvriers manutentionnaires dont font partie des pratiquants d’arts martiaux’.

Après la mort du MF, sa famille et ses disciples ont trouvé quelques manuscrits dont un texte de 5 phrases en 76 lettres par lequel MF résume toute sa vie. Cet écrit, les générations futures ont l’habitude de l’appeler les enseignements posthumes du MF.

Depuis plus de 15 ans, les enseignements ultimes du MF ont été suspendus derrière le bureau du Maître Patriarche LE Sang, au 2è étage du 31 rue du Vénérable Vạn Hạnh, à HCM Ville.

A la fin Juin 2011, Maître NGUYEN Van Sen a proposé à Maître VU Trong Bao de refaçonner le texte du MF ainsi que celui du Maître Patriarche LE Sang dans un format calligraphique remarquablement beau. Les 2 textes ont été recadrés sous vitre et dignement exposés dans l’endroit où se trouve l’autel du MF.

Avec le cœur fidèle d’un disciple de VVN, j’exprime ici mes quelques  pensées sur les enseignements ultimes du MF en vue d’échanges mutuels avec les autres. Ces pensées personnelles sont également pour moi l’occasion d’un auto examen et un bilan personnel

2. Le MF NGUYEN Loc est né et a grandi dans une période où le VN était encore sous la domination française. Non seulement il a résisté aux multiples tentations de l’occupant, destinées à amadouer la jeunesse de l’époque, mais le MF en a ressenti une telle souffrance qu’il s’est écrié :’Mes larmes se sont taries, et mes rires ont cessé à cause de la vie’. Les expressions ‘larmes à sec, rires anéantis’ expriment le point culminant de la souffrance. Le ‘Moi’ ici ne le concerne pas lui seul  mais implique  l’humanité entière. Si la vie n’était pas une ‘mer de souffrance’, il n’y aurait pas tant de sages, de grands hommes sacrifiant leur vie pour trouver la voie du salut pour les autres hommes .

Vers le début du 19è siècle, le grand poète NGUYEN Du a écrit :

Devant les vicissitudes de la vie (3)

Dont nous sommes  témoins, immense est notre souffrance!

Qui dit mer, dit immensité ! BUI Van Nam Son écrit :’…C’étaient les images de la naissance, de la maladie, de la vieillesse, et de la mort, qui ont frappé Shakyamuni aux 4 portes de son palais ; c’était la dépravation des mœurs de leur temps, qui ont tourmenté Confucius et Lao Tseu ; et c’était aussi la douleur intense de Platon qui assista à la mort forcée de son maître. Jamais il n’arriva à comprendre comment  un aussi  bon et saint homme comme Socrate a été forcé à s’empoisonner ; et c’est à cause de cela que Platon chercha durant toute sa vie  une autre organisation, un autre système plus juste et digne à vivre ‘. Dieu lui-même, créateur de l’homme, selon la foi chrétienne, regretta de d’avoir créél’Homme. Son âme était pleine de tristesse (Genèse) devant les exactions de l’Homme.

Pour les mêmes raisons le prince Siddhartha a abandonné son trônevet sa vie glorieuse et Jésus mourut sur la croix… Tout cela à cause des  souffrances de l’homme…

3. C’est durant cette période difficile de sa vie, remplie d’embûches et d’incompréhensions, où il s’est  approprié  la technique de la lutte (un des potentiels de l’être humain) pour créer le Vovinam, que MF a retrouvé cet état de pureté et de générosité propre à l’enfance, défini par les vietnamiens  comme l’âge des fées, par les européens comme l’état de grâce  et ainsi décrit par les lettrés Nho: «Esprit jeune, âme pure».

Dans le jeune âge, l’esprit des enfants est plein d’innocence et de spontanéité. Ils peuvent bouder puis l’instant d’après, à nouveau plaisanter joyeusement ensemble. Ils se comportent avec leur entourage comme entre eux, avec l’esprit de générosité (ne connaissant pas  ni rancœur, ni jalousie  ni rejet de l’autre) d’un «Homme véritablement Homme», non empoisonné par les vicissitudes de la vie comme leurs aînés.

Mais pourquoi MF emploie t-il le terme d’âme pure et non celui d’âme de haute valeur? D’après le dictionnaire Chinois- vietnamien, du professeur DAO Duy Anh, l’âme (linh hồn) englobe l’esprit et la conscience; d’après les religions, l’âme (linh hồn) est l’évanescence qui  anime et dirige l’enveloppe corporelle.

« Kiều parla ainsi: Pour les êtres valeureux,

La mort n’est que corporelle, survit leur esprit. »

                                                           NGUYEN Du

La mort ne concerne que l’enveloppe corporelle de la personne, (thể phách), mais  son esprit (tinh anh) qui représente son âme et ce qu’il y a de beau chez elle, subsiste. En employant le terme âme (linh hồn) MF mettait intentionnellement l’accent sur la notion d’âme (linh hồn) de chaque être vivant, celle qui sait différencier le bien et le mal, se réjouir du bien accompli , être tourmentée  en cas de mauvaise conduite, bien différente de l’esprit qui subsiste  après la mort d’une personne.

C’est pourquoi « Revenir vers l’état d’âme pure et généreuse  de l’Homme vraiment Homme» est la voie préconisée pat MF à ses disciples, vivre avec Chân (Droiture), Thiện (Bonté), Mỹ (Beauté). Une âme pure qui reflète la droiture et le manque total d’hypocrisie est belle (Mỹ). Vivre avec une âme charitable, sachant aimer et faire le bien  remplit le mot Bonté (Thiện) ;

Et donc vivre une telle vie d’être humain véritable exprime les termes Beauté et Droiture.

Droiture, Bonté et Beauté forment donc le concept de vie du disciple Vovinam: «Vivre en laissant vivre les autres et en vivant pour eux».

Vivre pour bien vivre (en bonne santé, avec énergie, avec clairvoyance, etc) est vivre réellement; c’est la Droiture. Il est évident qu’il ne faut pas profiter de cette vitalité apportée par ce mode de vie authentique pour prédominer sur les autres. Mais il faut au contraire laisser vivre les autres suivant leurs capacités propres et leur société; c’est la Bonté.

Par contre en parallèle, il faut constamment être prêts à aider, à se sacrifier pour les autres en cas de besoin ou e demande réelle de leur part; Là les termes «vivre pour les autres » prennent tout leur sens et expriment la Beauté du disciple Vovinam.

4. En retrouvant ainsi l’état de grâce, MF a pu discerner les réelles qualités d’un Etre humain véritable; depuis lors il ne pouvait plus vivre ni se comporter  suivant les manières usuelles rencontrées dans la vie  mais il a dépassé tous ces comportements  indignes d’un Etre humain véritable, marqués par l’indifférence, d’inhumanité, de traitrise et de rivalité. Bien qu’il ait continué à vivre dans cet environnement, il ne s’est pas laissé envahir  ni influencer par cette  manière de vivre  comme une fleur de lotus s’élevant au dessus de la fange de boue et pouvant voir au dessous de lui nombre de vicissitudes de la vie.

Comment faire pour s’élever comme une fleur de lotus parfumée? En créant le Vovinam, MF a trouvé la voie à suivre, chaque disciple Vovinam devant exercer son esprit et son corps pour progresser chaque jour ; cet apprentissage quotidien, bien  que simple et ne demandant rien d’extraordinaire car lié à la capacité individuelle, est cependant exigeant car plein de signification profonde. Si chaque individu s’améliore, toute la société en sera embellie. Dans cet apprentissage de l’esprit et du corps, il est indispensable que chaque disciple Vovinam ait un esprit de discipline et de retenue. Cet esprit ne se contente pas simplement de comprendre  et d’adhérer aux préceptes d’une organisation, aux lois et ligne de conduite d’une société mais englobe une discipline personnelle avec remise en question régulière. Car qui pourrait mieux que soi , avoir la clairvoyance nécessaire pour trouver ses faiblesses et trouver ce qui manque à son apprentissage personnel? C’est pourquoi  en France existe ce vieil adage «Aide toi et le Ciel t’aidera » et en Asie celui de l’Ecole d’Orient «Connaître ses capacités permet de surmonter le Destin».

Tout en filtrant les évènements pour se préserver du mal et dépasser le stade des torts et raisons, MF est cependant resté au contact du monde réel, dont il comprenait parfaitement les activités, et les changements de la société et des êtres humains. C’est pourquoi bien qu’il soit exigeant sur les techniques, sa pensée et ses méthodes d’apprentissage sont empreintes de liberté et de fluidité, non contraignantes, respectueuses et affectueusement confiantes envers ses disciples. Ceci s’est clairement vu dans  le rapport fait par le maître  LE Van Phuc (disciple du MF en 1951 à Hà Nội) sur l’enseignement de MF:

«Chers disciples (4), vous devez faire évoluer les méthodes pour les adapter  à chaque cadre, les faire évoluer pour chaque fédération  afin que notre école  devienne plus scientifique et plus moderne. Si vous vous apercevez que ce que je fais  manque de beauté, vous avez le devoir de me corriger pour m’améliorer. Si la méthode que j’applique a beaucoup de manques, vous devez la compléter (5). » 

Ces paroles de MF montrent non seulement son esprit démocratique, non dirigiste ni tyrannique, et favorable aux progrès de ses disciples,  mais révèlent également une grande modestie très appréciable chez un professeur. Aussi les  échanges des différents points de vue pour l’intérêt de l’ensemble et de l’école, sont des choses habituelles et indispensables. Ou encore, cela peut aboutir à la formation d’une fédération  ayant les mêmes points de vue, pour travailler ensemble, «pour mener le corps  pour servir de bons intérêts»(6) de la fédération et de la société. A l’opposé, il est évident que créer des fédérations pour la célébrité, pour un  intérêt personnel, pour se chercher noise, pour  opprimer les autres, et se quereller avec ceux qui ne partagent pas nos opinions, n’est pas une bonne chose. Parlons comme Boudha: «Il faut éviter l’ambition, la colère et la stupidité».

5. Après être parvenu à s’élever au dessus de cette barrière fragile entre le bien et le mal et en dépit des nombreuses difficultés et souffrances aussi bien physiques que morales  que MF (et les autres personnes) continuait à subir de la vie, MF est resté serein et patient pour les raisons suivantes: «Nous pouvons ne pas vivre parmi les anges mais devons vivre avec les êtres humains »(Tzvetan Todorov). Quelle fut alors sa voie de salut? Celle d’aimer et de pardonner, c’est à dire d’avoir le courage  d’écarter tout  égoïsme pour aimer les qualités comme les défauts de ses proches afin de parvenir à régler tout conflit, cette tolérance permettant de créer des liens avec les autres. Cette largesse d’esprit envers les êtres permet à l’individu de vivre sereinement en surmontant toutes les nombreuses souffrances de la vie. Ce n’est qu’au fil des années s’amoncelant et des cheveux grisonnant que nous comprenons encore mieux cette réalité. Un vieux dicton dit bien :

«Quand on s’aime, même la châtaigne bicorne est ronde,

Quand l’amour n’est plus, même le bord arrondi devient tordu»

S’il n’y a ni largesse, ni patience, ni amour, comment pourrait-il y avoircompréhension et union? Certains ont déclaré: «Pardonner est l’acte le plus difficile à faire mais c’est aussi le plus noble». En réalité se montrer tolérant et pardonner aux autres est aussi une manière d’introversion et de se pardonner à soi-même car nul n’échappe sur cette terre à une erreur ou à une mauvaise action ayant causé une souffrance à une tierce personne! Aussi beaucoup de personnes pensent que si chacun faisait l’effort d’examen de conscience, avant de s’endormir, pour  bien se rendre compte de ses pensées, de ses paroles et de ses actes, le taux des souffrances dans la vie diminuerait nettement.

6. «AIMER ET PARDONNER» est aussi la première leçon du disciple quand il entre dans la famille du Vovinam, exprimée par le cérémonial «Nghiêm Lễ» (se saluer entre disciples et saluer aussi la mémoire du MF après sa disparition). Le cérémonial exprime à la fois la détermination et l’esprit d’amour des disciples du Vovinam. La main représente la fermeté, c’est à dire la solidité du couteau. Le couteau posé sur le cœur exprime le danger oppressant que le disciple du Vovinam accepte avec sérénité parce que vivre dans ce monde implique de ne pas pouvoir échapper à des faits, suivant l’expression consacrée, «agacements pour les oreilles et épines pour les yeux». Supporter ces faits avec tolérance et clairvoyance est la condition pour que tout à  chacun  puisse ouvrir son cœur à plus de compréhension et se pardonner mutuellement.

Un penseur a justement dit: «Le bonheur de chacun réside dans le mot Patience». Dans la réalité de la vie, combien de fois  pour un instant de manque de retenue, nous avons perdu une amitié ancienne ou détruit un amour profond, etc… Pour les maîtres comme pour les aînés les mots «Aimer et Pardonner» revêtent également un autre sens très important car «N’est le supérieur que celui qui sait tolérer celui qui est au dessous de lui» (NGUYEN Du).

C’est bien dans ces moments où il a supporté des souffrances intolérables, que «l’Homme vraiment Homme», MF, grâce à sa patience, a pu évoluer et récolter les fleurs les plus belles. La vie de MF depuis qu’il est devenu jeune homme et jusqu’à sa mort, était tournée vers le Vovinam.

Les plus belles fleurs récoltées par MF ne sont autres que le Vovinam, à la construction duquel  il a consacré toute son âme et son énergie.

Pour MF, le Vovinam  n’est pas qu’un simple art martial de défense. Mais il fondait l’espoir que sur les bases des techniques et des vertus de l’art martial, le Vovinam participerait à la formation de disciples du Vovinam aux multiples qualités (adresse, moralité, force…) pour servir la fédération et la société.

La technique et la morale du Vovinam (c’est pourquoi on parle d’enseignement martial du Vovinam) sont liées  des  plus petites aux plus grandes choses. Si  deux disciples s’exercent ensemble, de leur entente physique naîtra leur entente morale, là se construira l’affection entre deux êtres humains. Les sentiments et  la pratique conduiront à  une moralité et les trois combinés  donneront naissance à la fraternité Vovinam. Et depuis les débuts jusqu’à présent, nous avons toujours suivi cet esprit fraternel Vovinam pour nous comporter individuellement ou envers tout le monde.

Quand le disciple a pris connaissance de cette ligne de conduite, il doit s’exercer pour devenir maître de ses gestes, de sa force et de son expérience  pour ne créer aucun danger pour ses condisciples lors des exercices ni pour personne dans le cas d’auto défense.

Prendre le temps de s’exercer pour pouvoir acquérir une expérience, savoir placer son action au bon moment c’est  suivre le chemin qui conduit vers CHÂN (Droiture), THIỆN (Bonté), MỸ (Beauté). Pour parler d’une autre manière, la pratique du Vovinam vise le développement de la santé, l’épanouissement de la personne par des avancées progressives vers la perfection en utilisant l’art martial qu’en cas d’auto défense nécessaire et jamais dans le but de compétition avec autrui.

En entrant dans la famille du Vovinam, le disciple s’imprégnera progressivement  des sentiments «Aimer et pardonner» . Ces sentiments grandiront à travers les principes, les temps d’entraînement et les activités de la fédération et deviendront profonds dans le cœur des disciples pour les conduire vers l’étape de «l’Amour et du Pardon sans limites».

7. Au cours d’échanges sur la cohérence entre la morale et l’art martial, un des maîtres a donné ces explications supplémentaires: «Renverser est le propre du Vovinam, bien que ces figures soient surprenantes, différentes de l’attente des personnes extérieures au Vovinam. Mais ces figures sont surtout faites pour renforcer l’auto défense. De ce fait,  tous les exercices et toutes les figures du Vovinam tournent autour du mot Renverser. C’est une façon pour exprimer le fait de mettre l’adversaire à terre  en employant toutes les parties du corps (bras, pied, hanches, épaules…) que ce soit de près ou de loin. Renverser à l’aide des pieds (Quặp cổ – terme employé par MF NGUYEN Loc pour désigner toute méthode utilisant les deux pieds pour renverser l’adversaire) est la méthode la plus spectaculaire et du plus haut niveau technique du Vovinam. Cette méthode est très dangereuse pour les deux parties et exige un apprentissage  aussi physique que moral et n’est réservée qu’aux cas critiques car le Vovinam est soucieux de la moralité de l’art martial. C’est pourquoi cette méthode est souvent réservée aux démonstrations de la fédération.

8. MF a conclu  sa vie par des conseils réservés à la famille Vovinam. Ces derniers ouvrent la Voie  aux disciples de la famille Vovinam, pour que chacun d’entre eux lutte et s’exerce physiquement comme moralement. A partir de là ils seront en mesure de se mettre au service de la fédération et de la société.

Il faut différencier deux termes: môn sinh et môn đồ. Môn sinh  est la personne qui continue à s’exercer et à être présente dans la fédération. Môn  đồ est une personne qui n’est plus active dans la fédération mais a pu dans le temps passé s’exercer dans la fédération quelques années au sein de la fédération; son esprit reste uni au Vovinam et continue à s’intéresser aux activités de cette dernière.

Quoiqu’il en soit, môn sinh ou môn đồ restent unis avec toutes les fédérations et disciples dans la fraternité particulière et profonde du Vovinam -tình Vovinam-.

Si la fin est l’étape ultime, pour MF, «AIMER ET PARDONNER sans limite» est la finalité pour le pratiquant du Vovinam.

11/6 – 31/7/2011

       Disciple NGUYEN Hong Tam

                                       Traduction en francais par Maître LE Huu Nghia

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Notes :

(1) Claquettes: danse  très pratiquée de 1930 à 1960.  Le danseur  ou  la danseuse  porte des chaussures ayant des morceaux de fer qui font des bruits de claquement lors de la danse qui se pratique seul ou à plusieurs.

(2) Traduction littérale: moule d’or et mètre de perle.

(3) Traduction littérale: mer changée en champ de mûriers à la suite d’érosions et d’alluvions.

(4) Quand il enseignait, MF exigeait que les disciples l’appellent grand frère Lộc et se nomment petit frère dans la ligne de la fraternité entre pratiquant du même art martial,  entre maître et disciple. Les termes maître et élève ne sont apparus qu’en 1958.

(5) Spécialité Vovinam 1971.

(6) Maître Patriarche LE Sang 1920-2010.

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